mardi 8 septembre 2009
Quelques pilules rouges en caricatures
mardi 26 mai 2009
(vidéo) Festival de Tartufferies
Grand rassemblement de tartuffes, de tapineuses et de bouffons, qui viendront pendant quelques heures se donner bonne conscience entre jetseteurs "humanistes". Les bobos neuneus pour la paix !
A voir ce clip à la United Color of Bandedecons Benetton, dégoulinant
de guimauve, où tout le monde est habillé en mannequin et se lèche le cul pour un monde meilleur (révélation : la guerre, c'est pas bien).
Au lieu de dénoncer pour les guerres, les lobbys, les politiques et les mensonges qui les provoquent, là on dit "oui à la paix" ! Ça ne sert strictement à rien ! Tout ces VRP qui profitent du système à longueur de temps et surfent en permanence sur le consensus de la pensée unique afin de rester dans la danse des rentiers médiatiques, viennent ici soigner leur image avec l'espoir de fédérer les gens dans une pseudo action de paix, en vérité stérile et sentimentaliste. Faire verser sa larmichette à un armée d'esclaves-consommateurs conditionnés qui plongent dans tout ce spectacle comme autant de porcs infantilisés dans une auge de fraises Tagada.
Ceux qui voulaient vraiment défiler pour la paix auraient mieux fait d'aller le faire du 14 au 17 mai dernier en Grèce là . Mais comme chaque année malgré l'énormité de l'évènement, c'est le silence collégiale des organismes informatifs là dessus, pourtant ces mêmes médias se bousculent ici pour sponsoriser ce " coup de paix dans l'eau " (TF1, France Télévisions, France 24, BFM TV etc...)
Paris pour la Paix, on parie ?
Ca me fait penser à la dernière chanson des " enfoirés ", une vulgaire reprise d'un tube des années 80, expédiée sans aucune originalité, dans laquelle des artistes bien loin de la misère viennent la dénoncer, du maquillage plein la gueule et le compte en banque bien rempli, avec l'espoir que Mr Toulemonde, qui a déjà du mal à finir le mois, aille prendre le cd 2 titres avant de passer à la caisse de Carrefour, son caddy bourré de produits merdiques industriels d'entreprises bénéficiaires par milliards, qui elles ne donnent rien.
Les Enfoirés - Ici Les Enfoirés
lundi 6 avril 2009
(vidéo) La météo du futur de TF1 par Mozinor
jeudi 7 août 2008
(livre) La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole (1937_1969)
i
Je n'ai jamais autant abattu de bouquins que depuis que je prend le train pour aller au boulot. Les 40 minutes du trajet sont mon salon de lecture, l'espace privilégié ou je peux, loin de toute technologie facile et moderne, tourner des pages de papier et nourrir l'intérieur de ma tête de découvertes, connaissances où réponses qui m'amèneront à d'autres questions, ou tout simplement comme là, à prendre une bouffée d'air décapante d'humour, de loufoquerie et de critique sociale désopilante.
L'auteur, un trentenaire à l'âge de son suicide, qui se pensait auteur raté, se donna donc la mort. Quel gâchis pour la littérature ! Sa mère, à force de harcèlement, parvient à faire lire le manuscrit à un individu influant, qui s'en régala et enfin le livre sera édité. Il reçu même un prix Pulitzer en 1981.
L'histoire : Ignatius Reilly, un Achille Talon américain, s'exprime avec emphase dans une prose incendiaire aux accents moyenâgeux , il vie avec sa mère alcoolique dans une maison crasseuse de type cage à lapin et passe ses journées à critiquer la « société de dégénérés » à laquelle il tente d'échapper.
Son temps et divisé entre les salles de cinéma et la télé, devant lesquelles il part dans des tirades révoltées qui démarrent toujours par un effaré et tempétueux « Oh mon Dieu ! » et le reste du temps, rédige dans des cahiers d'écoliers un long plaidoyer impitoyable contre cette société de « semi-mongoliens » en buvant des Dr Nut.
Un jour, le voilà qui doit affronter le monde du travail afin de rembourser une dette. Il tentera partout où il mettra ses gros pieds, de provoquer des rébellions et indirectement de faire crouler les boites qui l'embaucheront.
Un livre aux mélanges détonnant en fusion de vérités sucrées salées sur le monde contemporain, le tout baignant dans des délires situationnels burlesques et hilarant ( et bravo au traducteur, c'est vrai kapu !)
Les autres personnages sont aussi croustillant, mais je ne voudrais pas en dire trop...
Cet Ignatius Reilly devrait passer à la postérité !
Ce livre, dont j'ai freiné la lecture tellement j'ai aimé, fait à présent partie de mon panthéon, à côté des Fleurs du Mal ou de 1984.
(Xavier G et Carolisson, je pense que vous devriez apprécier, je veux bien parier d'ailleurs !)
Pour le plaisir, je copie colle à la suite des critiques trouvées sur le net, afin de peaufiner la présentation et de me faire revivre un peu tout ces bons moments de lectures :
" Raconter l'histoire ? Vraiment impossible. Disons, pour la situer, qu'elle se déroule à la Nouvelle-Orléans. Ajoutons, par ailleurs, qu'il s'agit d'un jeune homme, Ignatius J. Reilly. Celui-ci préfère se cloîtrer chez sa mère, à écrire ses réflexions sur de petits cahiers d'écolier. Obèse, paranoïaque et méchant, Ignatius doit malgré tout trouver un emploi suite à un malheureux et onéreux accident de voiture. Et puis, il y a aussi Jones, un Black au cynisme sans limite... Et Mancuso, un flic que la chance fuit à toute vitesse... Sans oublier Marlene, qui voit en son perroquet une ressource financière assurée... Ou encore Monsieur Levy dont la femme est passée maîtresse dans l'art du chantage... Vous l'aurez compris, il est impossible de résumer cette histoire, ou plutôt cet ensemble d'histoires enchevêtrées par une main de maître.
Il faut véritablement le lire pour le croire ! Cruel, drôle, affligeant, délirant, émouvant... La Conjuration des Imbéciles fascine de la première à la dernière page. Mais il faut cependant rendre justice à Jean-Pierre Carasso, le traducteur de ce pamphlet à la crétinerie humaine, qui réalise ici un véritable travail d'orfèvre. Un livre qui vous laissera, à n'en pas douter, bouche bée !" Esteban Miro
"Je crois n'avoir jamais autant ri d'un personnage que de cet Ignatius, véritable marginal ou s'imaginant comme tel, puritain, goinfre, grossier, intellectuel, il illustre parfaitement les paradoxes du genre humain. Ce roman à tiroir, où tout finalement tourne autour d'Ignatius, est un bijou d'acidité et de drôlerie. Quand je pense qu'il a été écrit dans les années 60, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent visionnaire de Kennedy Toole, car rien ne permet de penser que l'histoire ne se déroule pas de nos jours. C'est tout simplement brillant." J.Petit
« La conjuration des imbéciles » est un roman à l'originalité indéniable, au style brillant, à l'humour décalé et à l'intelligence fulgurante : un livre tout à fait indispensable donc. Les personnages, Ignatus Reilly en tête, sont truculents. Tour à tour répugnants, attachants, passionnants, orgueilleux, désespérants, lâches ou téméraires, ces ratés magnifiques rêvent de sublime mais n'atteignent finalement que le grotesque. Impossible de ne pas rire à leurs dépens ni de découvrir derrière le loufoque des situations une portée plus profonde, entre satire sociale et réflexion philosophique." Jay
"C'est sans doute le récit le plus incongru qui ait été écrit quant au refus de la bêtise. L'aberration est le seul fil conducteur du monde d'Ignatius; son combat forcené contre le tout et le rien du quotidien est aussi aberrant qu'authentique, sensible et clairvoyant. C'est un livre d'une absolue tristesse parce qu'il rend évident l'inanité d'une volonté absolue de différence et c'est en même temps le livre le plus drôle qu'il m'ait été donné de lire." Eric Labbé
"C'est l'histoire d'un gros. Ignatius J. Reilly qu'il s'appelle. Il habite à La Nouvelle Orléans et n'en est sorti qu'une fois. C'était en autocar panoramique "de la compagnie Greyhound", pour aller à Bâton Rouge. Il a vomi plusieurs fois. "Les autres passagers étaient plutôt courroucés". Il mange beaucoup, bouge peu et boit du Dr. Nut.
J'oubliais, il a un anneau pylorique. Me demandez pas, je sais pas ce que c'est. Sa mère boit du bourbon qu'elle fait réchauffer dans le four. Elle a sacrifié des héritages pour lui permettre d'aller à l'université. 10 ans qu'il y a passé, l'animal. Là-bas, il a rencontré "la péronnelle Myrna Mynkoff". Drôle d'oiseau aussi, celle-là. Militante pour tout, et surtout pour plus de sexualité en politique.
C'est en faisant la queue devant une boulangerie avec sa mère que son histoire va commencer, puisqu'il va être interpelé par l'agent Mancuso, à la recherche de suspect en tous genres. Nous allons ensuite le suivre dans son univers clos, régit par les cycles de la Fortune décrits par Boèce, vieux latin, où il va découvrir un bar louche qui fait des trafics, sa propriétaire, Jones le portier noir embauché à 20$ la semaine, une cigarette au bec sous ses lunettes noires, Santa la tante de Mancuso qui va convertir Mme Reilly au "bouligne" et même M. Levy, des pantalons Levy et M.Clyde, de Paradise Vendors S.A. (hotdogs).
Vue
la vie de l'auteur, on ne sait pas bien si le titre fait référence à
ses personnages ou bien à ses lecteurs. Toujours est-il que La
conjuration des imbéciles est bien un livre rare, rien qu'à travers les
péripéties qui ont accompagné sa genèse (le suicide de son auteur se
croyant un écrivain raté avant la publication du livre est un excellent
argument de vente). On appréciera en tout cas l'humour souvent
caustique dont il fait preuve, son style acerbe et même délicatement
agressif. Pas de bol, John." Damien Coullon
Pour 9 € euros port inclu, c'est là : Amazon.fr
dimanche 3 août 2008
L'Énergie renouvelable Paysanne
(merci à Vaness pour cette vidéo)
vendredi 18 mai 2007
(musique) La chanson du dimanche
Mon petit frère Jérèmy est à l'honneur, après un post sur les bouquins de Mike Moore qu'il m'a offert, voila que je découvre sur son blog un duo de joyeux chanteurs du dimanche : une guitare sèche, un synthé et c'est parti.
Je n'ai pas de doute sur leur avenir et sur le buzz qu'ils vont déclencher.
C'est simple, marrant, malin, sympa et efficace !
Extraits :
lundi 2 avril 2007
(livre) Vous plaisantez, mr Tanner ? de JP Dubois
Quelques mots sur un livre sympatouille (cadeau Aubagnais :o) de 200 pages qui s'avalent avec bonheur, comme une glace à l'italienne en été.
Mr Tanner est un reporter animalier qui hérite d'une grande battisse laissée à l'abandon dans les environs de Toulouse. Il vend ensuite la sienne et avec l'argent décide de partir en croisade pour la retaper.
Les prix des différents artisans nécessaires pour faire tout ça étant, ENORME Mr Tanner décide de faire appel à des gars bossant au black. Dés lors, il devra affronter des personnages haut en couleur et les pires péripéties lui seront promise...
Ce roman est tiré de faits réels que l'auteur JP Dubois à " subit ". Le tout délivré dans un humour à froid fin et croustillant, sûrement un peu romancé un tantinet exagéré et n'hésitant pas à s'appuyer sur les clichés que l'on a des artisans du bâtiment (et quelle importance finalement, tant que c'est drôle !)
Extrait : " Je n'avais pas le choix. Entrepreneurs et maîtres d'oeuvre m'établissant des devis équivalents au PNB du Nicaragua, je devais passer par là: entrer dans les recoins obscurs du travail au noir, pénétrer ce maquis de paroles évasives, de promesses flottantes, de talents approximatifs, de tarifs changeants, de délais élastiques, découvrir un monde hors taxes, hors norme hors la loi, peuplé de débutants hésitants, de vieux rusés, de retraités chafouins, de branleurs somptueux, de génies caractériels, de fous complets de demi-fous, d'irresponsables, de menteurs, de hâbleurs, d'arnaqueurs, un monde instable, prêt à sombrer pour un mot de trop, un coup de vent, un verre de vin, un monde où il manque toujours quelque chose, un outil, une planche, du sable, du courage.
Bref une jungle étrange qui, très vite, finit par vous envahir, vous submerger et vous rendre totalement cinglé. " Bou zalé droit dans lé mour, messié Tanner. Ché types qui travaillent au noir césson des gansters, des acrobatès. Méviez bou. Ché bou zauré prébénou ".
Je savais les mises en garde d'Edouardo Gomez fondées : lorsqu'un maçon vous annonce que vous allez vous fracasser contre un mur il parle en connaissance de cause. Mais je ne voulais rien entendre, rien savoir du naufrage qui m'attendait et des flibustiers qui déjà me guettaient."
198 pages, année 2006, Editions de l'Olivier / Seuil
jeudi 1 février 2007
(IoI) Prévention routière Burkinabé
mardi 23 janvier 2007
(vidéo) $ Le journalisme moderne $
jeudi 23 novembre 2006
(film) Borat (2006)
J’arrive à l’arrêt de Bus de ma petite bourgade nordiste vers 15h23 et comme le veut ma tradition personnelle avec les transports en commun, je rate le bus d’une minute. Précision qui n’a aucun intérêt pour vous mais je tenais à le formuler ici afin de dénoncer au monde la malédiction qui me frappe, j’espère qu’elle aura honte !
Me voila au métro Lillois, minuscule jouet playmobil comparé au métro des parigots, qui ici a toujours été fréquenté essentiellement par les étudiants, les « zonards avec bières », les familles Groseilles et les woesh woesh.
Le lillois aisé lui n’a pas encore le réflexe métro, il préfère encombrer les rues de sa voiture, même si ça lui prend 4 fois plus de temps pour circuler et rend l’ambiance du centre ville oppressante aux heures des sorties de bureaux.
Me voila arrivé au cinéma, il n’y a qu’une salle pour ce film, dommage que ça soit à l’UGC, mais au moins c’est en vost ! Je m’installe avec mon vieux pote Lionel et quelques secondes après, c’est le drame.
Un troupeau de harpies zivas entre en trombe dans la salle et viennent se vautrer juste derrière ma rangée avec la discrétion d’un avion passant le mur du son ! (déchirement intérieur : Nooooooonnnnnnnn !!! )
J'aime le ciné et je vais toujours voir les films dans leur version originale, ça a aussi l’avantage d’écrémer grandement le publique parasite, les hamsters avec leur seau de pop corn, ceux qui se croient dans leur salon sans aucune considération pour les gens autour d’eux.
Une d’elles demande au malheureux gars derrière s’il ne peut pas avancer dans la rangée, et il fini par se retrouver tout au bout, alors que lui était à l’heure. Ces jeunes filles discrètes et bien éduquées connes auraient pu aller se mettre dans la rangée de devant, vide, mais ça aurait été trop délicat de leur part.
Le film commence, avec un générique ringard type TV Russe des années 70. On voit Borat le moustachu, grand gaillard fringué d’un costard gris collection Emmaus nous présenter la population misèrable de son village Kazakh. Personnages tout plus catastrophiques les uns que les autres, il y a même le violeur officiel du village, sorte de :

La rangée derrière moi s’exclame, « Hey c’est en vo ! On a payé pour rien ! »
Y en a même une qui fini de téléphoner à une copine.
Bon c’est là totale tu l’auras compris, la horde finira d’ailleurs par partir en plein film pour aller pourrir l’ambiance de la galerie marchande du centre commercial le plus proche.
Borat est un reporter, il va être envoyé par son gourvernement " dans grande Nation Amérique " pour en revenir, sois disant « enrichi ». Il va mettre les pieds dans le plat en confrontant les usages (supposés) barbares du Kasakhstan avec ceux des différents clivages nombrilistes de la population américaine, qu'il va stabiloter par son humour, un peu à la façon des films de Michael Moore. Nombrilisme qui n’est pas étranger à la bêtise et l’ignorance de pas mal de membres de sa population.
Borat est une sorte de Michael Youn, à la différence qu’il a du talent, de l’humour et un cerveau et n’est vraisemblablement par guidé par l’unique motivation de se faire un maximum de fric en copiant les idées des autres.
Il y a aussi du Chaplin dans son style et du Roberto Benigni, mais sans le côté hystérique et hurleur.
Ce film, américain, il faut quand même le signaler, cartonne aux USA, ce qui est une superbe chose, ça aidera peut être cette nation malade et manipulée par son gouvernement vérolé (voir ma rubrique 11 septembre) à se regarder dans la glace et qui sait, à rire de soi, preuve d’une modestie qui fait défaut à une partie de cette nation.
Finalement, mieux vaut être ignorant que mal informé et Borat fait du bien car ici on met des coups de mocassins en sky véritable dans la fourmilière sans aucune censure ou peur de choquer et c’est rare dans le formatage de notre société de consommation.















